En 2025, selon une enquête Ifop pour l’Association Nationale de l’Audition, 56 % des actifs français se déclaraient gênés par le bruit sur leur lieu de travail. Sauf qu’un open space bruyant n’est pas un simple désagrément : c’est un facteur de désengagement, de fatigue et de perte de productivité. Revenir au tout cloisonné ? Ni souhaitable, ni réaliste. La vraie question est ailleurs : comment conserver les bénéfices de la collaboration tout en maîtrisant le bruit dans les bureaux ouverts ? Entre absence de cloisons, bruit ambiant et multiplication des interruptions, les sources de gêne sonore sont nombreuses. Heureusement, des solutions pour réduire le bruit existent, qu’il s’agisse d’aménagement acoustique, de mobilier acoustique ou de cloisons acoustiques. Cet article vous aide à comprendre les causes du bruit en open space et à identifier les solutions les plus efficaces pour créer un environnement de travail plus serein.
Pourquoi les open spaces sont-ils si bruyants ?
Le principe même du bureau ouvert explique sa vulnérabilité au bruit. En supprimant les cloisons, on supprime aussi les barrières physiques qui bloquent la propagation du son. Chaque conversation, chaque sonnerie de téléphone, chaque passage dans l’allée se diffuse librement dans tout l’espace.
Mais au-delà de l’isolation physique, c’est bien l’effet de réverbération qui gêne le plus. Les surfaces dures (sols en béton ciré, plafonds non traités, grandes baies vitrées) réfléchissent le son. Ce dernier rebondit au lieu d’être absorbé, ce qui rend l’environnement encore plus cacophonique.
Or, plus l’écho augmente, plus chacun élève la voix pour se faire entendre de son interlocuteur. Ce mécanisme, appelé effet Lombard, crée une spirale ascendante du volume sonore. Résultat : le niveau sonore global augmente au fil de la journée, jusqu’à transformer l’open space en un environnement fatigant, où la concentration, la communication et le bien-être sont mis à rude épreuve.
Open space bruyant : les catégories de bruit
Toutes les sources de bruit ne se valent pas. L’INRS, via son questionnaire GABO (Gêne Acoustique dans les Bureaux Ouverts), a sondé plus de 1 000 employés. Il en ressort cinq catégories de bruit :
- Conversations entre collègues : discussions de travail, échanges informels, appels téléphoniques…
- Sonneries de téléphone : fixes, mobiles, notifications diverses…
- Bruits de circulation : déplacements dans les allées, bruits de pas sur planchers techniques…
- Équipements : imprimantes, climatisation, ventilation…
- Bruits de comportement : clavier, stylos, tasses, chaises…
Un point mérite attention : seulement 10 % des salariés se déclarent véritablement sensibles au bruit de manière générale. Cela n’empêche pas 21 % d’entre eux de souhaiter retourner dans un bureau individuel ou partagé à deux ou trois personnes. La gêne occasionnée dans un open space bruyant n’est donc pas une affaire de sensibilité personnelle. Elle touche la majorité des occupants.
Quelles sont les conséquences concrètes sur la santé et la productivité ?
En 2025, 56 % des actifs déclaraient être gênés par le bruit sur leur lieu de travail, et 73 % d’entre-eux rapportaient au moins une répercussion sur leur santé.
Effets sur la santé
Toujours selon le baromètre JNA/Ifop 2025, les symptômes les plus fréquemment ressentis par les actifs gênés par le bruit sont :
- Fatigue, lassitude et irritabilité (59 %)
- Difficulté de concentration (56 %)
- Stress (50 %)
- Gêne auditive (45 %)
- Souffrance psychologique type mal être, anxiété, dépression (35 %)
- Troubles du sommeil (35 %)
- Acouphènes (35 %)
- Surdités (29 %)
- Hypertension artérielle (27 %)
Ces chiffres montrent que les nuisances sonores ne se limitent pas à un simple inconfort passager. À long terme, elles peuvent affecter la santé physique et mentale des collaborateurs.
Effets sur la productivité
Selon ce même baromètre, les salariés interrogés évoquent une baisse de productivité, des difficultés de communication avec leur hiérarchie, davantage de tensions au sein des équipes et une tendance au repli sur soi. Pour cause, les recherches sur la concentration montrent que le cerveau ne se reconcentre pas instantanément après une distraction. Selon les travaux de la chercheuse Gloria Mark, il faut en moyenne 23 minutes et 15 secondes pour retrouver sa concentration après une interruption. Cela multiplie les pertes de temps au cours de la journée et réduit la capacité des collaborateurs à réaliser des tâches nécessitant une attention soutenue.
Les seuils acoustiques à connaître
Pour objectiver la situation, il est essentiel de se référer à des seuils mesurables. La norme AFNOR NF S31-199 propose des critères de performance acoustique pour les espaces de travail tertiaires. En pratique, ces repères de niveau sonore permettent d’évaluer le confort acoustique des occupants.
| Niveau sonore | Situation | Impact |
|---|---|---|
| Moins de 55 dB | Environnement calme | Concentration préservée |
| 55 à 65 dB | Open space modérément bruyant | Fatigue progressive, concentration altérée |
| À partir de 65 dB | Open space dense au niveau sonore | Intervention acoustique recommandée |
| À partir de 80 dB | Niveau d’exposition nécessitant une action de prévention selon le Code du travail | Mise à disposition de protections auditives et information des salariés |
| À partir de 85 dB | Seuil d’exposition supérieur réglementaire | Port des protections auditives obligatoire et mise en œuvre de mesures de réduction du bruit |
Comment diagnostiquer le niveau de bruit dans votre open space ?
Le questionnaire GABO de l’INRS est un outil gratuit. Accessible à toutes les entreprises, il permet d’objectiver la gêne ressentie par les occupants. Comment ? En évaluant la satisfaction vis-à-vis de l’environnement de travail, la perception de l’intensité sonore, la sensibilité individuelle au bruit et les impacts perçus sur la santé.
En complément, un diagnostic acoustique professionnel (mesure des niveaux sonores, analyse du temps de réverbération…) permet de quantifier les problèmes et de dimensionner les solutions. Un tel diagnostic peut, par exemple, révéler qu’un traitement ciblé du plafond et des murs permettrait de réduire la réverbération et d’améliorer le confort acoustique des occupants.
Comment traiter le bruit dans un open space ?
Agir sur le bruit passe par une approche combinée. Celle-ci associe traitement du bâti, aménagement de l’espace et bonnes pratiques collectives.
Traitement acoustique des surfaces
C’est le levier le plus efficace à long terme. Il s’agit de réduire la réverbération en intégrant des matériaux absorbants sur les surfaces clés : plafond et murs. Des panneaux acoustiques muraux et des baffles suspendus permettent ainsi de capter le son au lieu de le laisser rebondir sur les surfaces.
Chez Ma Toile Perso, cette approche va plus loin grâce à des solutions acoustiques décoratives sur-mesure. Les panneaux muraux acoustiques reposent sur une technologie brevetée conçue pour diminuer la réverbération et améliorer l’intelligibilité des échanges, tout en s’intégrant harmonieusement à l’identité visuelle de l’entreprise. Visuels personnalisés, logos, photographies, couleurs et formats sur-mesure transforment ainsi le traitement acoustique en véritable élément de décoration.
Aménagement et zonage
Autre bonne pratique : délimiter les espaces selon les usages. Dans un open space, les zones de concentration gagnent à être éloignées des espaces de circulation, de réunion ou des lieux d’échange informel. Les phone boxes, ou cabines acoustiques, constituent ainsi une solution efficace contre le bruit en open space. Elles offrent aux collaborateurs un espace isolé pour passer leurs appels ou participer à des visioconférences sans perturber l’environnement sonore du bureau partagé.
Des cloisonnettes acoustiques, installées entre les postes de travail ou entre les îlots, permettent quant à elles d’atténuer la diffusion latérale des sons. Elles améliorent le confort acoustique tout en préservant la collaboration au sein des équipes.
Nous constatons également que l’ajout de claustras acoustiques mobiles peut transformer l’acoustique d’un espace de travail. Cette solution réduit les nuisances sonores en open space, délimite les espaces de manière flexible et améliore le bien-être des collaborateurs, sans engager de lourds travaux.
Bonnes pratiques collectives
La norme AFNOR NF S31-199 propose en annexe une charte d’utilisation des espaces ouverts. Parmi les comportements recommandés :
- éviter de téléphoner en se déplaçant,
- limiter les discussions sur le plateau,
- privilégier la messagerie instantanée pour les échanges rapides,
- etc.
Ces règles ne fonctionnent que si elles sont portées par le management et adoptées collectivement. Par ailleurs, elles complètent le traitement acoustique, mais ne le remplacent pas.
Allier esthétique et performance acoustique : une solution durable
Les solutions acoustiques les plus efficaces sont celles que l’on adopte durablement. Or, un panneau acoustique perçu comme inesthétique finit souvent retiré. C’est pourquoi le marché évolue vers des solutions qui combinent absorption sonore et qualité visuelle.
Des toiles murales décoratives intégrant un traitement acoustique breveté permettent de réduire la réverbération tout en personnalisant l’identité visuelle de l’espace. Ce type de solution, proposé par Ma Toile Perso, s’adapte aux contraintes de chaque bureau. Format, visuel, couleurs, cadre… Tout est conçu sur-mesure.
L’intérêt est double. D’un côté, vous traitez la cause (la réverbération excessive). De l’autre, vous renforcez l’image de marque de vos espaces professionnels. Un open space qui affiche l’identité de l’entreprise sur ses murs, tout en offrant un confort sonore mesurable, envoie un signal fort aux collaborateurs comme aux visiteurs.
Open space bruyant, conclusion
Le bruit en open space a des conséquences bien réelles sur la santé, la concentration et la qualité de vie au travail. Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreuses solutions pour limiter les nuisances sonores, qu’il s’agisse du traitement acoustique des surfaces, de l’aménagement des espaces ou de l’adoption de bonnes pratiques collectives. En combinant ces différents leviers, il est possible de retrouver un environnement de travail plus agréable sans renoncer aux avantages du bureau ouvert.
Depuis plusieurs années, Ma Toile Perso accompagne les entreprises, collectivités et espaces tertiaires dans l’amélioration de leur confort acoustique grâce à des solutions acoustiques personnalisées alliant performance sonore et esthétique. De la conception à l’installation, nous vous accompagnons à chaque étape du projet. Découvrez nos solutions et échangez avec nos experts pour trouver la réponse la plus adaptée à votre environnement de travail !
Questions fréquentes
Un open space est un espace de travail partagé avec plusieurs collaborateurs travaillant dans une même pièce sans cloisons fixes entre les postes. Il favorise les échanges, mais peut aussi générer davantage de bruit.
Les panneaux acoustiques, les cloisons séparatives, les plafonds absorbants et les cabines téléphoniques permettent de limiter la réverbération et d’améliorer le confort sonore dans les bureaux ouverts.
Les solutions acoustiques se posent sans modification structurelle lourde. Panneaux acoustiques muraux, îlots suspendus, claustras mobiles… Ces équipements s’installent rapidement, limitent les perturbations pour les équipes et améliorent le confort acoustique sans engager de chantier complexe. Un diagnostic acoustique préalable permet d’identifier les surfaces à traiter en priorité afin d’obtenir les meilleurs résultats.
Le niveau sonore acceptable dépend des activités réalisées et de la configuration des locaux. La norme AFNOR NF S31-199 définit différents critères de confort acoustique selon les usages. Pour les tâches nécessitant une forte concentration, les environnements les plus confortables se situent généralement sous les 55 dB. Au-delà, la fatigue cognitive et les difficultés de concentration tendent à augmenter.
